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FAQ

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Quelles sont les différences entre les technologies d’imagerie?

Il existe une grande variété de technologies d’imagerie médicale, mais les cinq principales sont la radiologie conventionnelle (également nommé radiographie générale et radioscopie), la tomodensitométrie, l’imagerie par résonance magnétique (IRM), les ultrasons (également nommées échographie) et la médecine nucléaire. Le type d’imagerie que votre médecin pourrait exiger dépend de plusieurs facteurs. Évidemment, le plus important demeure la capacité de visualiser la partie du corps examinée que nous offrent ces technologies. Par exemple, on utilise l’IRM pour produire des images du cerveau, car celle-ci permet d’illustrer les tissus mous plus précisément que les rayons X.

Comment produit-on des images avec rayon X?

La radiographie est produite lorsqu'une dose de radiation traverse une partie du corps et est saisie sur un film, un récepteur numérique ou un ordinateur pour produire une image anatomique en noir et blanc. Les matières plus denses, comme les os, apparaissent en blanc sur les images produites avec des rayons X. D'autres zones, comme les poumons, ou toute autre partie remplie d’air (donc moins dense) apparaissent en noir. Les tissus mous, les vaisseaux sanguins, et les organes apparaissent en divers tons de gris, dépendamment de leur composition et de leur densité.

Les rayons X sont-ils sécuritaires?

Les rayons X utilisés sur les patients lors d’un examen diagnostique typique sont sécuritaires. Les technologues en imagerie médicale s'assurent d’utiliser les plus faibles doses de radiation leur permettant de produire des images claires. De plus, des techniques et des appareils en constante évolution permettent de constamment réduire l’exposition des patients à la radiation. Par exemple, les appareils de mammographie modernes, jumelés au travail des technologues certifiés, utilisent 1/40 de la radiation nécessaire il y a 20 ans.

Les rayons X sont des rayonnements électromagnétiques. Des cas de « rayonnement naturel » ont lieu dans notre environnement, comme dans l’atmosphère, la croûte terrestre et dans les rayons cosmiques. Une personne ordinaire est exposée à environ 3 millisieverts (mSv) par année dû à ce rayonnement naturel. Les gens vivants en plus haute altitude, là où l’air est plus rare, y sont davantage exposés. À titre comparatif, une radiographie dentaire ordinaire expose le patient à 0,06 mSv, une au thorax à 0,08 mSv, une mammographie à 1,0 mSv et une à la colonne thoracique à 1,5 mSv.

Certains organes sont « radiosensibles », c'est-à-dire qu'ils sont plus sensibles à l’exposition à la radiation que d’autres parties du corps. Ces organes, comme la glande thyroïde et les organes reproducteurs masculins et féminins, doivent être protégés lorsque cela est nécessaire. Les femmes enceintes devraient également demander l’avis d’un médecin avant de passer une radiographie située entre le diaphragme et les genoux, car les fœtus en développement sont également radiosensibles.

À noter que les risques des radiographies sont infimes par rapport aux bénéfices apportés par l’établissement d’un diagnostic et de l’information récoltée sur l’état du patient grâce à ce procédé.

Comment fonctionne un scanneur (tomodensitomètre)?

Le tomodensitomètre utilise également les rayons X, mais est capable d’illustrer l’anatomie à différents niveaux à l’intérieur même du corps. Ce procédé, appelé imagerie par coupe, est possible car la source des rayons X tourne autour du patient lors du balayage, ce qui illustre les détails anatomiques sous plusieurs angles. Chaque révolution du rayon X permet de produire une image par coupe transversale, un peu comme une tranche de pain. Un ordinateur empile ensuite ces « tranches anatomiques » afin de former une image complète du corps. Ce type de technologie permet aux médecins de voir l’intérieur des structures anatomiques, ce qui est impossible à réaliser avec une simple radiographie.

Qu'est-ce que l'IRM?

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) se sert d’un grand aimant, de radiofréquences et d’un ordinateur afin de produire des images. Lors d’un examen par IRM, les atomes dans le corps du patient sont exposés à un puissant champ magnétique. Des pulsations de radiofréquences sont ensuite envoyées dans le champ magnétique, ce qui a pour effet de désaligner les atomes. Lorsque les pulsations cessent, les atomes retrouvent leurs positions normales. Lors du processus, elles envoient des signaux qui sont captés et mesurés par un ordinateur. Cet ordinateur interprète ensuite ceux-ci afin de produire des images détaillées de l’anatomie humaine. L’IRM est efficace pour examiner les tissus mous, le cerveau, les articulations, le système musculo-squelettique et le système vasculaire.

Un examen par IRM est-il douloureux?

Non, étant donné que les examens par IRM sont « non invasifs », ils n'impliquent aucune douleur. Toutefois, votre médecin pourrait utiliser un agent de rehaussement afin de mieux voir une partie de votre anatomie. Si tel est le cas, vous pourriez recevoir une injection avant ou durant l’examen.

Vous entendrez des cliquetis et des bourdonnements assez forts à intervalles variées durant votre examen. À part ceci, vous ne sentirez rien du tout.

Est-ce qu'un examen par IRM peut causer de la claustrophobie?

Un examen par IRM dure en général entre 30 et 60 minutes. Vous devriez toujours prévoir un peu de temps supplémentaire au cas où l’examen prendrait plus de temps que prévu. La plupart des gens n'ont aucune réaction. Cependant, si vous avez déjà ressenti une sensation de claustrophobie lorsque vous étiez dans un espace restreint, informez-en le technologue avant votre examen afin que le personnel puisse vous aider en cas de besoin.

Vous serez en contact avec le technologue en tout temps. Même si il ou elle n'est pas dans la pièce avec vous, vous serez en mesure de leur parler via interphone. Les technologues vous observent constamment à travers une grande baie vitrée.

Quels facteurs pourraient m'empêcher de passer un examen par IRM?

Certains patients possédant des implants métalliques ne peuvent être examinés en toute sécurité par un appareil à résonance magnétique. Les gens possédant des stimulateurs cardiaques, agrafes pour anévrisme (surtout dans le cerveau) et des neurostimulateurs ne peuvent généralement pas passer un examen par IRM. Toute personne avec des agrafes de chirurgie, des éclats métalliques, des plaques métalliques ou tout autre type d’implants métalliques devrait en informer leur technologue. Vous devrez fournir votre historique médical dès votre arrivée à votre examen afin d’informer le technologue si vous possédez des implants métalliques. Un médecin déterminera quels implants métalliques peuvent passer sans danger dans l’appareil de résonance magnétique.

Que sont les ultrasons?

Les appareils à ultrasons utilisent les ondes sonores afin de produire des images des organes, des vaisseaux et des tissus du corps. Lors d’un examen par ultrasons, un transducteur est placé en contact avec le corps du patient. Celui-ci émet des ondes de son à haute fréquence qui traversent le corps et rebondissent sur les organes, vaisseaux et tissus et fournissent des « échos » de ceux-ci. Des appareils informatiques spécialisés convertissent alors ces échos en données visuelles. Les ultrasons sont parfaits pour produire des images des tissus et des organes comme le cœur, les vaisseaux sanguins, l’utérus et la vessie et ils peuvent illustrer les mouvements internes comme les battements cardiaques et la circulation sanguine. Ils sont également utilisés en obstétrique afin d’évaluer le bien-être du fœtus ainsi que sa position, de vérifier le diagnostic pour des sacs gestationnels multiples (jumeaux, triplets, etc.) et pour exclure les possibilités de grossesses ectopiques. Si le fœtus se trouve dans une position favorable, il est également possible d’en déterminer le sexe.

Qu'est-ce que la médecine nucléaire?

Les examens par médecine nucléaire utilisent de petites quantités de produits radioactifs, ou produits radiopharmaceutiques, afin de produire des images des organes, des tissus et des os. De nouvelles technologies dans le domaine permettent également de produire des images en trois dimensions et des images du corps au complet sans pour autant augmenter la dose de l’injection de produits radioactifs initiale.

La médecine nucléaire est unique, car elle permet de documenter à la fois la fonction et la structure. Par exemple : elle peut révéler comment un rein fonctionne et non seulement son apparence, contrairement à la plupart des autres examens par imagerie. Les produits radiopharmaceutiques sont des substances qui sont attirées par certains organes, os ou tissus ciblés. Ils sont introduits dans le corps du patient par injection, par voie orale ou par inhalation. Ils se déplacent dans le corps tout en émettant un rayonnement qui peut être capté par une caméra spécialisée qui transforme ces émissions en images, qu'elle enregistre ensuite sur un écran d’ordinateur ou sur un film.

Les examens par médecine nucléaire sont faits afin d’évaluer le fonctionnement de presque tous les organes. Les examens les plus communs incluent l’observation de la glande thyroïde, le scan du cerveau, des os et des poumons (pour déceler la présence de caillots de sang), le test d’effort cardiaque (pour analyser les fonctions cardiaques) ainsi que l’analyse du foie et de la vésicule biliaire afin de déceler des anomalies ou des blocages.

Qu'est-ce que la radio-oncologie?

Les traitements de radio-oncologie emploient des doses puissantes de radiation pour réduire les tumeurs et éliminer les cellules cancéreuses. Les rayons X, les rayons gamma et les particules chargées sont des types de radiations utilisées lors du traitement du cancer. La radiation peut être administrée par un appareil à l’extérieur du corps (radiothérapie externe) ou elle peut provenir d’un matériau radioactif introduit dans le corps, près des cellules cancéreuses (radiothérapie interne, aussi appelée curiethérapie).

La radio-oncologie systémique utilise des substances radioactives, comme de l’iode radioactif, qui parcourt les vaisseaux sanguins et élimine les cellules cancéreuses.

Environ la moitié de tous les patients atteints de cancer passent par la radio-oncologie lors de leurs traitements.

Pourquoi les patients reçoivent-ils des traitements de radio-oncologie?

La radio-oncologie est plus qu'un traitement, elle est utilisée en ayant comme objectif une éventuelle guérison d’un cancer, soit par l’élimination de la tumeur et la prévention de récurrence, ou même les deux. Elle peut être utilisée seule, ou de pair avec la chirurgie, la chimiothérapie, ou une combinaison des deux.

La radio-oncologie est également utilisée en tant que traitement palliatif. Ces traitements ne sont pas conçus pour guérir, mais bien pour atténuer les symptômes et réduire la souffrance causée par le cancer.

Voici quelques exemples de radio-oncologie palliative :

  • La radiation est administrée dans le cerveau afin de réduire les tumeurs créées par les cellules cancéreuses s'étant réparties dans d’autres parties du corps (métastases).
  • La radiation est administrée afin de réduire une tumeur qui pousse sur la colonne vertébrale ou qui se trouve à l’intérieur d’os, ce qui est très douloureux.
  • La radiation est administrée afin de réduire une tumeur à proximité de l’œsophage, pour ne pas bloquer le conduit digestif du patient.

Comment la radio-oncologie élimine-t-elle les cellules cancéreuses?

La radio-oncologie élimine les cellules cancéreuses en endommageant leur ADN, c.-à-d. les molécules détenant l’information génétique située dans leurs cellules. La radio-oncologie peut soit endommager directement l’ADN ou créer des particules chargées (radicaux libres) à l’intérieur des cellules qui peuvent endommager l’ADN.

Les cellules cancéreuses dont l’ADN a été endommagé et qui ne sont plus réparables arrêtent de se diviser ou meurent. Lorsque ces cellules meurent, elles sont désagrégées et sont éliminées naturellement par le corps.

La radio-oncologie peut cependant endommager des cellules normales, ce qui entraîne des effets secondaires. Les médecins tiennent compte des dommages cellulaires potentiels lorsqu'ils planifient le tracé de la radio-oncologie. Les niveaux de radiation que les tissus normaux peuvent recevoir de façon sécuritaire sont connus pour toutes les parties du corps. Les médecins se servent de cette information afin de ne pas causer de dommages inutiles aux tissus en santé.

Qu'est-ce qu'un produit de contraste?

Les os apparaissent clairement avec les rayons X et les autres types d’images médicales, mais les tissus mous peuvent être plus difficiles à voir. Les produits de contraste mettent en relief certains organes ou vaisseaux et les rendent plus visibles pour l’imagerie à des fins d’examen diagnostique. Comme l’indique leur nom, ils mettent un contraste entre les différents tissus. Certains produits de contrastes sont conçus pour être bus, d’autres sont injectés, administrés par intraveineuse ou par un orifice corporel. Les produits de contraste les plus communs à être utilisés en radiographie générale sont l’air, l’iode et le baryum. L’utilisation de produits de contraste non iodés devient de plus en plus répandue.

L’air facilite le passage des rayons X à travers la partie du corps ciblée alors que le baryum et l’iode bloquent le passage de ces derniers. Des produits de contraste spéciaux sont utilisés en IRM et d’autres examens par imagerie.

Les produits de contraste peuvent provoquer des réactions allergiques chez certains patients, il est donc important d’informer votre technologue en imagerie médicale ou votre médecin de vos allergies.

 

* Sources : American Society of Radiologic Technologists (ASRT), GE Healthcare, la Société canadienne du cancer